Mairie de Budos
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L'antiquité
"S'il m'était prouvé que la localité appelée PAULIN, dans la commune de BUDOS, est ancienne, je n'hésiterais pas à y placer une dépendance du célèbre domaine d'HEBROMAGUS appartenant à PAULIN, Évêque de NOLE ".

(Camille JULIAN, Inscriptions Romaines, tome 2, page 141).

Or, la localité de PAULIN est certainement très ancienne et des vestiges archéologiques ont été autrefois signalés dans les proches environs.
 
 
Saint Paulin - Évêque de Nole (354-431)  
 
 
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Moyen-âge
La famille noble de BUDOS est connue depuis le XIIIème siècle. Mais elle est certainement beaucoup plus ancienne. Son destin aurait pu rester modeste. Mais l'élection de Bertrand de GOT au siège pontifical en 1305 sous le nom de CLÉMENT V, fait soudain, de Raymond Guillaume de BUDOS, et de façon tout à fait imprévisible, un des neveux du Pape.

Aussitôt, la fortune et les honneurs affluent. Le destin de la famille en est bouleversé. Grâce à ces généreuses libéralités, elle acquiert de vastes propriétés en Languedoc.
 
 
 
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Clément V
Pape (1264-1314)
La guerre de Cent ans
La famille de BUDOS a des intérêts partagés entre l'Aquitaine (sous administration anglaise), et le Languedoc (sous administration française). Elle embrasse donc, selon les circonstances, tantôt un parti et tantôt l'autre, en se faisant chaque fois sanctionner par l'autre ... Alors que toute la Guyenne est devenue anglaise et que CHARLES VII, Roi de France, n'est plus que le "petit roi de BOURGES" (et qu'au surplus il est bien loin de là ...), voilà qu'ANDRÉ II, en son château de BUDOS se déclare français ! Sans appui et sans aucun espoir de secours, BUDOS va faire ainsi désormais figure de dernier "petit village gaulois", isolé au beau milieu de toute une province anglaise. Anglais et Bordelais viennent mettre le siège devant le château en juin 1421, appuyés par une énorme bombarde forgée à BORDEAUX tout exprès à cet effet et d'un calibre que l'on n'avait encore jamais vu.
 
 
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Blason de la famille Budos
1571, La vente de Budos
Jacques, chef de famille de BUDOS est établi en Languedoc où se situe désormais l'essentiel de ses intérêts. Il finit par vendre sa seigneurie de BUDOS à RAYMOND II de LA ROQUE, le 7 juillet 1571, ces de LA ROQUE étaient déjà Seigneur de SAINTE CROIX DU MONT, mais ils viennent s'installer en leur nouveau château en adoptant un rythme de vie alternatif entre BUDOS et BORDEAUX. C'est qu'ils entendent bien rester Bourgeois de BORDEAUX car ils ont pour cela de très bonnes raisons ... 
 
 
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La Fronde
Les armées frondeuses des Princes et l'armée royale s'affrontent dans tout le pays et tout particulièrement autour de LANGON. En juillet 1652, le château de BUDOS est enlevé par surprise par une bande armée, il est alors entièrement pillé et ses archives sont brûlées. Quelques jours plus tard au terme d'une terrible bataille qui se déroule sous ses murs, les envahisseurs sont mis en déroute par une troupe aux ordres du Colonel BALTHAZAR. BUDOS retournera ensuite sous l'autorité de Louis XIV et sera confié à la garde de mains sures. Des vestiges de cette bataille ont été localisés et remis au jour dans les toutes dernières années du XIXème siècle.
 
 
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XVIIIème siècle
Dès leur plus jeune âge, vers 16 ans, les Seigneurs prenaient du service dans les armées du Roi et menaient campagne, au gré des événements sur toutes les routes de l'Europe. A chaque génération, ils compromettaient, et parfois gravement leur situation financière. Par leur bonne gestion et par leurs apports personnels, leurs veuves s'employaient à la rétablir et transmettaient une situation assainie à leur fils, lequel la compromettait à leur tour jusqu'à ce que leur propre veuve, etc. ... Le dernier Baron émigra vers COBLENCE en 1790, laissant à BORDEAUX sa femme et une petite fille née au château de BUDOS tout juste quelques jours avant la prise de la BASTILLE
 
 
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Carte de BELLEYME (fin XVIII°)
La Révolution
Les seigneurs sont partis, leur château a été mis sous séquestre; les idées nouvelles sont bien accueillies. En ses débuts, c'est le temps de la Révolution chaleureuse et fraternelle, la ferveur patriotique est générale. Puis, les choses commencent à se gâter, le bon peuple s'interroge. Survient alors la Terreur et son ambiance de suspicion universelle. Que sont donc devenues les promesses de Liberté et de Fraternité des premiers temps? Les Budossais font le dos rond avec le souci avéré de ne pas faire de vagues et de survivre tant bien que mal à la tourmente. Après bien des péripéties, les unes cocasses, d'autres tragiques, chacun s'en tira à peu près, sauf le vieux Curé DORAT et l'Abbé SAINT BLANCARD, enfant du pays, qui y laisseront la vie.
 
 
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  La vie au jour le jour (printemps 1789 - 15 décembre 1799)
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Le second Empire
Une véritable frénésie d'entreprendre se manifeste. En quelques années à peine, on refait les chemins du village, on trace de nouvelles routes, on construit le clocher de l'église, on bâtit un nouveau presbytère, on aménage la place du village en déplaçant le cimetière, on dresse les plans d'une école que l'on n'aura pas le temps de construire. C'est la IIIème République qui s'en chargera. On lutte aussi contre le chômage grâce aux "ateliers de charité". La lande jusque là inculte et désolée a été ensemencée en pins maritimes et commence à apporter un concours économique notable à la vie du village.
 
 
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La belle époque
Le village connaît une vie économique très active.
Les petites entreprises et les artisans sont très nombreux.
Une carrière de pierre, deux scieries, deux laiteries, trois forgerons, deux maréchaux ferrands, deux boulangeries, deux épiceries, un sellier bourrelier, un tisserand, un tailleur d'habits, un cordonnier, etc. ... 
C'est toute la vie d'un village d'avant première guerre.
 
 
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